
Quelques exemples de sites web
Cent millions de téléchargements en un peu plus d'un an! Google Earth, le logiciel de cartographie par imagerie satellite, est très vite devenu un des incontournables du web. Une connexion internet suffit désormais pour tracer un itinéraire, zoomer sur la piscine du voisin ou simplement admirer la beauté d'images en trois dimensions.
Ces dernières années, de nouvelles possibilités en matière de représentations géographiques ont été données aux utilisateurs du web, créant un réel engouement. Pourquoi un tel succès? Par curiosité, ou pour des raisons pratiques: on se rend en masse sur ces sites pour localiser les restaurants de Manhattan, afficher les réserves naturelles sur une carte, ou voir sa propre maison d'en haut.
Mais il y a plus. «Nous avons tous envie de nous sentir comme des dieux, de voir la Terre différemment, avec d'autres perspectives», estime Claude Niang, enseignant de géographie dans le canton de Genève (Vues aériennes: la géographie prend de la hauteur). Les internautes ont ainsi le sentiment de partager les émotions que seuls les astronautes et les pilotes connaissent.
Concrètement, deux types de clichés sont mis à disposition: les photos aériennes (prises depuis un avion) et les images satellites. Virtual Earth, la réponse de Microsoft à Google se veut, à terme, beaucoup plus complète que celle de son concurrent. Une bonne navigation, de très belles «vues d'oiseau» et l'absence de logiciel à télécharger font partie de ses atouts.
A 50 centimètres près
Toujours depuis un satellite, NASA World Wind, le site web de la célèbre agence spatiale américaine a lui aussi ses avantages: très bonne qualité des détails, excellente fluidité dans les déplacements, indication des villes même les plus petites sur le plan. Mais il n'existe qu'en anglais.
Dernier arrivé sur la Toile, le site web français de l'Institut Géographique National (IGN) qui permet un survol de la France (et des DOM TOM) avec des détails de 50 centimètres. Complètement dépassé par son succès lors de son lancement en juin 2006 (réseau surchargé), il devrait aujourd'hui être plus facilement accessible et vaut le détour.
Du web aux parchemins
Enfin, pour les nostalgiques du papier et pour voir comment tout cela a débuté il y a quelques siècles, l'Université d'Utrecht (Pays-Bas) met à disposition (en anglais ou néerlandais) une énorme collection de cartes et atlas dont 5'000 références datent d'avant 1850 ! Le tout accessible par pays et par thèmes. De quoi ajouter une dimension historique à cette fantastique promenade planétaire. (Franck Sarfati – 19.09.06)

