Lien vers un document interneLe pays de l’Everest a besoin du tourisme

Pendant les dix ans de conflit, le Népal a vu le nombre de ses visiteurs diminuer drastiquement. Le pays, sans ressources naturelles ni industries, compte sur l'accord de paix de novembre dernier pour relancer ce secteur vital de son économie.

Le Mont Everest et ses 8'848 mètres

Le Mont Everest et ses 8'848 mètres

Rien qu'entre 2001 (année du massacre de la famille royale) et 2002, le nombre de touristes visitant le Népal a chuté de presque 30%. Or, ce secteur de l'économie est à l'origine de la moitié des devises étrangères entrant dans le pays! On comprend donc l'inquiétude des quelque trois millions de personnes qui en vivent.

Même les chefs rebelles affirment encourager l'industrie touristique, conscients de son importance pour le pays. Il faut dire aussi que leurs troupes, lorsqu'elles croisent des trekkers au détour d'un sentier, prélèvent la traditionnelle «taxe révolutionnaire» de quelques centaines de roupies népalaises (100 NPR = env. 1,70 CHF).

40 ans de «backpackers»
Depuis la génération «flower power», qui avait débarqué en masse au Népal à la fin des années soixante et durant la décennie suivante, les visiteurs ont bien changé. De nos jours, les occidentaux qui visitent le pays ne sont plus à la recherche d'idéaux fumeux ou de fumées idéales.

Du mouvement hippie, il ne reste, pour certains touristes, que les cheveux longs. Ce qu'on vient de nos jours rechercher au Népal, c'est l'aventure et le sport, au beau milieu d'une chaîne abritant les plus hauts sommets du monde. Ou les safaris, dans les forêts qui s'étendent aux pieds des géants de l'Himalaya.

Autre but du voyage, les enseignements bouddhistes dispensés par des moines tibétains réfugiés. Déjà prisés par les baba cools des seventies, ils se démocratisent et accueillent toute sorte de «clients»: jeunes étudiants, cadres stressés, bobos en quête de spiritualité, etc.

L'apport indien
Les occidentaux ne sont pas les seuls à s'intéresser au petit royaume himalayen. Les Indiens, dont le pays longe la frontière sud du Népal, s'y rendent eux aussi en villégiature. Que ce soit pour se rendre aux sources du Gange, lieu sacré de l'hindouisme ou simplement pour fuir la chaleur étouffante, ils sont restés fidèles à cette destination.

Eux si amoureux de sommets enneigés – il n'y a qu'à voir une production de Bollywood pour s'en convaincre – ne peuvent se rendre en toute quiétude au Cachemire en raison de l'instabilité qui y règne depuis des années. Le Népal est donc un excellent substitut.

Une lueur d'espoir
Avec la signature d'un traité de paix le 21 novembre 2006, c'est tout un pan de l'économie népalaise qui retient son souffle. Les touristes occidentaux devraient en effet réagir à cette excellente nouvelle en choisissant de nouveau le pays comme destination. Avec la haute saison qui s'étend de septembre à mars, il reste cette année quatre mois au secteur touristique pour se refaire une santé. (Franck Sarfati – 07.12.06)

Sources: ministère du tourisme népalais

  • De loin, la chaîne de l'Himalaya ressemble à un paysage alpestre. La différence? Des sommets quasiment deux fois plus hauts que ceux des Alpes et des arbres jusqu'à 4'500 mètres!

  • Lien vers un site externeGuerres oubliées: le site web

    Si vous voulez en savoir plus sur le Népal et visionner les reportages réalisés sur place, cliquez ici.

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